Jeunesse·Non classé

Le syndrome du spaghetti – Marie Vareille

Titre : Le syndrome du spaghetti

Auteur : Marie Vareille

Edition : PKJ

Genre : Jeunesse

Pages : 288

Parution : 8 Octobre 2020

 Léa a 16 ans, un talent immense et un rêve à réaliser. Entraînée par son père, qui est à la fois son modèle, son meilleur ami et son confident, elle avance avec confiance vers cet avenir tout tracé.

À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l’absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps.


Ils se sont croisés une fois par hasard ; ils n’auraient jamais dû se revoir.

Pourtant, lorsque la vie de Léa s’écroule, Anthony est le seul à pouvoir l’aider à se relever.
Leurs destinées s’en trouvent à jamais bouleversées.

Tu peux en faire ton excuse ou tu peux en faire ton histoire

Depuis que je l’ai vu passer sur les réseaux et tous les éloges que ce livre a suscité, j’avais vraiment hâte de le lire. J’avais déjà lu Marie Vareille avec « La vie rêvée des chaussettes orphelines » que j’avais adoré, plus ses nouvelles dans les livres de Noël de la TeanRomCom. Raison supplémentaire pour me plonger dans ce livre…

Nous suivons Léa, 16 ans, passionnée de Basket depuis toujours, son avenir est déjà tout tracé, elle vise l’INSEP, puis les Etats-Unis pour faire partie des joueuses de la WNBA. Elle est la meilleure joueuse de son club, entraînée par son père, elle a de grandes chances de réaliser son rêve. D’ailleurs avec son père ils ont déjà fait une Map, tout est prévu.

Mais la vie va en décider autrement… Léa va voir tous ses rêves s’envoler petit à petit.

Elle va alors se retourner vers la seule personne qui peut l’aider, la seule personne avec qui elle a envie d’être Anthony.

Je n’avais pas réalisé que je portais mon chagrin sur moi comme un manteau trop voyant.

Anthony est également passionné de basket, mais pour lui pas de NBA, son rêve à lui, réussir à sortir de cette cité, alors que sa mère enchaîne les heures de travail et son frère les heures de garde à vue.

Ils n’ont rien en commun à part le basket et pourtant, leurs vies vont finalement se croiser à plusieurs reprises. Les moments que Léa va partager avec Anthony vont devenir, pour elle, une vraie bouffée d’oxygène.

Mais entre déni, colère et mensonges, la vie de Léa va vraiment devenir compliquée…

La réalité, c’est que le bonheur et le malheur sont distribués au hasard, par un destin sadique, complètement con, aveugle ou ivre mort. Voire tout ça à la fois

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, même si je m’attendais à verser une petite larme (au vu des nombreuses personnes ayant eu le cœur brisé après cette lecture), mais non… J’ai été touché, mais pas bouleversé.

Cette nuance est sans doute due à l’héroïne, Léa, ce qu’elle traverse est vraiment dur, tout s’effondre autour d’elle. J’ai eu envie de l’encourager, de la soutenir, mais aussi de la secouer. Léa est une ado perdue, mais beaucoup trop égoïste, le monde tourne un peu autour de son nombril. Elle est concentrée sur sa douleur, son désespoir, elle ne voit absolument pas que les gens autour d’elle, ont eux aussi des difficultés. Son égoïsme va d’ailleurs finir par blesser son entourage. Heureusement, elle prend conscience (presque) à temps, qu’elle devrait penser également aux autres. Elle se rattrape à la fin du livre, quand elle ouvre enfin les yeux sur son attitude et qu’elle devient un véritable pilier pour sa petite sœur et sa mère (bon ça rattrape un peu du coup). J’ai quand même eu mal au cœur pour elle, elle qui n’avait pas de plan B, qui ne vivait que pour le basket, je n’ose même pas imaginer la douleur quand on doit renoncer à tout, à ses rêves, à ses moments d’évasion…

Pour adoucir un peu ce personnage, il y a bien sûr sa maman et sa petite sœur Anaïs, que j’ai vraiment beaucoup aimé, elle preuve d’un courage et d’une maturité impressionnante.

Mais il y a surtout Anthony, qu’elle a croisé au détour d’une rue dans une cité pas très fréquentable. Tous les opposent, ils ne viennent pas du tout du même monde. Mais la gentillesse et la bienveillance de ce garçon m’ont fait fondre, il est très doux, très respectueux. Il a pourtant bien des inquiétudes concernant sa famille et son avenir, mais il ne se laisse pas abattre, ne choisit pas le terrain glissant comme son frère. Il a choisi de s’en sortir, de rester droit et honnête. Mais avec Léa, il est toujours très prévenant, même quand elle ne le mérite pas forcément. Je l’ai trouvé très patient face à elle, qui soufflait le chaud et le froid avec lui. Anthony c’est un peu le rayon de soleil de cette histoire.

D’ailleurs cette histoire, en plus de tourner autour du basket, tourne également autour du syndrome de MARFAN. Sans rentrer dans les détails, pour ne pas vous spoiler, c’est un peu le fil rouge de ce livre, où on apprend ce qu’est ce syndrome, personnellement, je n’en avais jamais entendu parler. J’ai trouvé ça vraiment bien que l’auteure en parle, peut-être que ce livre va sauver des vies finalement… On en apprend vraiment beaucoup sur cette maladie génétique, on y trouve même certaines personnes célèbres ayant eu ce syndrome.

Cette une lecture jeunesse, facile à lire, un livre qui se dévore, j’ai eu du mal à décrocher, je voulais absolument voir comment Léa allait s’en sortir. Il y a une petite romance, qui ne prend pas beaucoup de place, qui s’installe tranquillement, qui égaye un peu cette histoire.

Vous l’aurez compris, dans ce livre, rien n’est rose. C’est une histoire poignante qui en plus d’aborder le thème de la maladie, aborde également le deuil dans tous les sens du terme, la maladie, les rêves, les passions, les premières amours, l’amitié, la famille… Il y a tellement de choses importantes dans ce livre. Mais heureusement, il y a aussi beaucoup d’humour, j’ai vraiment adoré les expressions employées.

Et peut-être qu’Anaïs a raison et que la seule chose qu’on peut faire avec ses rêves perdus, c’est les offrir à ceux qu’on aime, à d’autres qui auront le droit de les vivres, qui comprendront leur importance et leur signification.

La plume de l’auteure est toujours aussi belle et addictive, elle retranscrit parfaitement les émotions de Léa, j’ai eu le cœur serré un nombre incalculable de fois.

Cette histoire, c’est une histoire de rêves brisés, d’amour découvert ou redécouvert. C’est une histoire touchante, percutante et surtout très réaliste. Dans la vie, tout ne se passe pas toujours comme on l’avait prévu…

Le problème, quand ta vie s’effondre, c’est que personne ne t’avertit. Ce serait cool d’avoir une voix off, une lettre, un message WhatsApp, même un télégramme envoyé par pigeon voyageur : « ALERTE ROUGE, jusqu’ici ta vie était normale, mais mets ta ceinture, parce qu’elle va basculer dans la merde la plus totale.»

9 réflexions au sujet de « Le syndrome du spaghetti – Marie Vareille »

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